« Le catch est un spectacle sportif » - Morbihan
Flesh Gordon défend une discipline qui tient plus du sport que du spectacle.
Portrait
Flesh Gordon? Un genre de Monsieur Propre dont la seule concession pileuse serait une fine moustache tombante, l'homme est plus près de la soixantaine que de la cinquantaine. Mais il combat encore, en gala. « La quarantaine passée, plus personne ne catche, rigole-t-il. Mais je suis toujours en forme ! »
Titi parisien, adopté par des Bretons (« du côté de Scrignac »), le catcheur tchatcheur roule sa bosse dans le milieu depuis les années soixante-quinze. C'est Jean Corne, le Lorientais, qui le repère et l'enrôle dans son équipe des Celtes.
« Donner de la lumière »
En 1982 alors que le groupe Queen signe la bande originale du film « Flash Gordon », Gérard Hervé, rapide comme une flèche, trouve son pseudo. Ah, les pseudos ! Amis de la poésie... Hier, l'Ange blanc, le Boureau de Béthune. Aujourd'hui, Jimmy Gavroche, Mickey trash, l'Apollon du ring. Comme le costume, le surnom est indissociable du catch.
« Le catch, c'est un spectacle sportif, assène Flesh Gordon. Il faut donner de la lumière. Les artifices, ça a toujours été notre marque de fabrique. Des gars en slip, c'est pas très attrayant ! Aujourd'hui, on amène de l'esthétique en plus du mouvement. Le public veut voir des gars hors normes, pas des types qu'ils côtoient tous les jours... »
Et ça (re)marche. « Chaque année, on fait plus de trois cents galas en France, poursuit le catcheur-promoteur de la Wrestling star (la Fédération internationale de catch sportif). La France est d'ailleurs le premier pays européen en terme d'organisation de galas de catch ».
Médiatisé, le catch gagne même les cours de récré. Aïe, aïe, aïe... « Les bagarres dans les cours d'école, ça a toujours existé, tempère Flesh Gordon. Nous, dans nos stages de découverte, on explique toujours aux gamins qu'il ne faut pas faire ce que l'on voit à la télé. On leur montre que le catch est avant tout un sport ».
Un sport spectaculaire. C'est ce que Flesh Gordon promet samedi, à la salle des fêtes de Plouay (lire ci-dessous).
Catherine JAOUEN.
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